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Endométriose et alimentation : que dit la science ?

Endométriose et alimentation : que dit la science ?

Comprendre l’Endométriose et son alimentation

Une maladie inflammatoire et hormono-dépendante

L’endométriose, c’est la présence de tissu semblable à la muqueuse de l’utérus en dehors de l’utérus. Ce tissu réagit aux hormones du cycle et entretient une inflammation chronique, responsable des douleurs.

Chez beaucoup de femmes, les symptômes ne sont pas seulement gynécologiques. Ballonnements, alternance diarrhée-constipation, douleurs digestives et fatigue sont très fréquents. C’est souvent là que l’alimentation peut faire une vraie différence.

Ce que disent les recommandations

La société européenne de reproduction humaine (ESHRE) a publié en 2022 ses recommandations sur l’endométriose. Sa conclusion sur l’alimentation est claire : les études sont encore trop limitées pour recommander un régime spécifique pour traiter la maladie ou améliorer la fertilité.

En revanche, l’ESHRE encourage les médecins à discuter avec leurs patientes des approches non médicamenteuses qui améliorent la qualité de vie. Elle conseille aussi une hygiène de vie saine : alimentation équilibrée riche en fruits et légumes, peu d’alcool et activité physique régulière.

Ce que les études suggèrent

Parmi les approches alimentaires étudiées, c’est le modèle méditerranéen qui a aujourd’hui les données les plus encourageantes : beaucoup de légumes, de fruits, de légumineuses, de céréales complètes, de poissons, d’huile d’olive et de colza, et peu de produits transformés. Les oméga-3, connus pour leur rôle dans la régulation de l’inflammation, sont eux aussi étudiés, avec des résultats prometteurs mais encore à confirmer.

Endométriose : ce que l’alimentation peut faire et ne peut pas faire

L’alimentation PEUT… L’alimentation NE PEUT PAS…
Aider à apaiser les troubles digestifs (ballonnements, transit)Guérir l’endométriose ou faire disparaître les lésions
Participer à limiter l’inflammation au quotidien Remplacer un traitement médical ou unechirurgie
Prévenir les carences, notamment en fer en casde règles abondantesGarantir une grossesse
Améliorer l’énergie et la qualité de vie Fonctionner de la même façon pour toutes les femmes

5 conseils pour commencer

1. Misez sur le modèle méditerranéen. Des légumes à chaque repas, des fruits, des légumineuses, des céréales complètes, et l’huile d’olive ou de colza comme matières grasses principales.

2. Mangez du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras. C’est la recommandation du PNNS. Sardine, maquereau, hareng ou saumon apportent des oméga-3. Les noix et l’huile de colza en apportent aussi, sous forme végétale.

3. Limitez les produits ultra-transformés, la charcuterie et l’alcool. Ils sont souvent riches en graisses saturées, en sucres ajoutés et en additifs, et pauvres en nutriments protecteurs.

4. Surveillez vos apports en fer si vos règles sont abondantes. Viande rouge en quantité modérée, poissons, légumineuses, associés à une source de vitamine C (agrumes, kiwi, poivron) qui5. améliore l’absorption du fer végétal. Une fatigue intense mérite une prise de sang : parlez-en à votre médecin.

5. Ne supprimez pas d’aliments seule. Sans gluten, sans lactose, pauvre en FODMAPs : ces régimes peuvent soulager certaines femmes, notamment en cas de symptômes digestifs marqués. Mais ils ne sont pas utiles pour toutes, et une éviction mal menée expose à des carences. Ils se testent de façon temporaire et encadrée, puis on réintroduit pour identifier ce qui pose vraiment problème.

L’alimentation ne guérit pas l’endométriose, et méfiez-vous de quiconque vous le promet. Mais une alimentation de type méditerranéen, riche en oméga-3 et en fibres, pauvre en produits ultra-transformés, peut vous aider à mieux vivre au quotidien, surtout sur le plan digestif et sur la fatigue.

Chaque endométriose est différente. En consultation, on part de vos symptômes réels, de votre carnet alimentaire et de vos goûts pour construire une alimentation qui vous soulage, sans restrictions inutiles. Si une éviction a du sens pour vous, on la met en place de façon encadrée et temporaire.

Vous vivez avec une endométriose ou une adénomyose ?
Je vous reçois à mon cabinet de Montmorency ou en visio.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
L’accompagnement diététique complète le suivi par votre gynécologue, il ne le remplace pas.

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